====== On a Forcé l'obéissance ======
=====1 Les officiers avaient le droit de tirer sur leurs hommes qui contrevenaient à leurs ordres pendant la bataille=====
Nous ne perdons pas de vue que la relation qui s’est instaurée entre les officiers de contact et soldats est une relation essentiellement négociée. Pourtant dans des configurations particulières, à l’intérieur de cette relation hiérarchique complexe et flexible, des gestes de brutalité, de violence ou de « force » ont été pratiqués.
En 1914 la société a évolué et l’usage de la force pour faire obéir est de moins en moins moral. Cependant dès les premiers revers de l’armée française au début de la guerre, les consignes du haut commandement encouragent les cadres à user de leurs droits dans certaines conditions pour forcer l’obéissance (préconisations au début de la guerre, lors des premiers revers) . Ces consignes sont rarement écrites et formalisées. Il s’agit le plus souvent de « faire cesser le pillage et la dévastation », « maintenir les hommes au combat » et enfin « la légitime défense de soi même et d’autrui ».
En 1871 un décret autorisait les cadres a tuer un hommes qui refuserait d’aller à son poste de combat. Or une telle formulation en 1914 n’est plus possible.
Images fortes, porteuses d'émotion, effet dramatique assuré, la tentation est grande pour les scénaristes de mettre en scène des chefs qui menacent leurs hommes.
Pour le poilu, sa condition devient dramatique, le danger vient aussi de sons propre camp.
-----
====Série 1914 volume 2 page 16====
{{ :pictures:1914_2-16.jpg?nolink&800 |}}
Une scène souvent reproduite d'un supérieur menaçant un subordonné avec une arme pour le contraindre d'aller au feu. Cette image est trop utilisée dans la bande dessinée. André Loez et Nicolas Mariot relève cependant que dans les premiers temps de la guerre quand l'encadrement de métier était encore majoritaire, ces contraintes par la force ont existé, vite abandonnées par la suite car elle étaient dangereuses aussi pour ceux qui l'appliquaient.
A partir de 1915, la menace revolver au poing est plutôt inefficace, voire dangereuse pour l’officier qui la pratique. Même si il existe un cas réglementaire de recours à la menace. Quand une troupe se débande, les mouvements de panique sont la hantise des officiers. Certains soldats parlent de « furie » et de « démence » pour décrire leurs cadres dans ces situations extrême. Maurice Genevois, dans la description de ses propres gestes lors d’une situation militairement critique s’exprime ainsi : ‘ Une fureur me saisit. Je tire une balle de pistolet en l’air, et je braille – « j’en ai d’autres pour ceux qui se sauvent »
====Série 1914 volume 2 page 33====
{{ :pictures:1914_2-33.jpg?nolink&900 |}}
Ici les auteurs nous donnent un aperçu de la situation quand un supérieur abusait de son autorité. Il se retrouvait confronté à une opposition de bloc chez ses soldats, il se discréditait et se retrouvait en danger. Chacun devait y mettre du sien et des marchés et des ententes tacites devaient se conclurent pour rendre la vie au front supportable.
====Le sang des valentines pages 31 & 36====
{{ :pictures:lesangdeseglantines31.jpg?nolink&500 |}}
{{ :pictures:lesangdeseglantines36.jpg?nolink&600 |}}
Ici sur la première image un officier menace d'abattre une homme de troupe qui n'avance pas au feu. La littérature utilise souvent cette scène pour obtenir un effet dramatique. Effectivement beaucoup de cadres pouvaient utiliser la menace dans l'urgence de l'action (lire Maurice Genevoix) mais ne la mettaient pas à exécution.
L'auteur donne justement quelque pages plus loin (image 2) les conséquences pour ceux qui usaient de la menace envers leurs hommes pour se faire obéir. Ils risquaient de faire rapidement l'objet de règlement de compte...
=====2 Les officiers de terrain exigeaient l’obéissance sans contrepartie envers leurs subalternes=====
Dès la fin du XIX siècle, on considère que la simple garantie hiérarchique et la présupposée supériorité intellectuelle de l’officier, ne suffisent plus dans l’armée de la république, à placer une troupe en état d’obéissance. Une relation de confiance et de respect, voire d’affection doit dorénavant s’établir en les soldats et leurs chefs. Le chef doit payer de sa personne pour gagner le respect de la troupe. Les officiers sont appelés à connaître leurs hommes.
En 1901, le commandant Ebener demandait aux élèves officiers de Saint Cyr de ne pas traiter leurs hommes comme des êtres d’une caste inférieure mais comme un camarade de combat, et de ne pas perdre de vue qu’ils commanderaient à des hommes libres. L’obéissance doit se faire « sans arrière pensée par l’accord de sa conscience et de son libre arbitre, refuge suprême de la liberté ». Par sa revendication des principes démocratiques, l’armée entend ainsi tout à la fois légitimer son autorité au sein de la nation et augmenter la capacité d’obéissance du soldat.
La notion de contrepartie est liée à la relation commandeur-commandé. Nous avons découvert au fil de nos lectures que certaines bandes dessinées traitent assez bien de ce contrat implicite qui s'établit entre les acteurs. En échange de l'obéissance le commandé bénéficie d'un retour qui peut correspondre à un besoin de reconnaissance, un statut, une écoute, de l'affection voire une punition ... Chaque personnage a ses propres motivations, ses ressorts, son histoire. La BD contemporaine a dépassé l'antimilitarisme post soixante huitard avec ses héros rebelles souvent anachroniques pour mettre en scène des individus différents plus représentatifs de la société de 1914.
Quand il n'y a pas de contrepartie dans les ordres, l'équilibre est rompu dans la relation avec la confiance entre commandeurs et commandés. Nous voyons alors des personnes en souffrance qui parfois se retournent contre leur oppresseur. De fait on ne peut expliquer sur le plan historique une société traversant de telles épreuves fonctionnant uniquement sur des relations de contraintes.
-----
==== Un après midi d'été page 73====
{{ :pictures:unapresmididete73.jpg?800 |}}
C'est un parti pris de l'auteur Bruno Lefloch de montrer un commandement insensible au souffrances et à la survie des hommes de troupe. Certainement que ce genre de personnage à réellement exister néanmoins nous qualifierons cette approche de cliché car elle ne véhicule qu'une partie de la réalité en faisant reposer principalement la responsabilité de la guerre sur les épaules de quelques décideurs qui estimaient n'avoir aucun compte à rendre sur les conséquences en vie humaines de leurs décisions.
====Adieu Brindavoine page 55 ====
{{:pictures:brindavoine551.jpg?nolink&600 |}}
Ici Jacques Tardi met en scène son antimilitarisme. Montrer des officiers qui abusent de leur autorité alimente le cliché d'un encadrement arbitraire. Les 8 millions d'hommes mobilisés pendant la grande guerre n'auraient pas pu être dirigés avec de tels comportements de la part de leurs cadres.
Cependant l'intention de Tardi est d'abord de nous raconter une histoire. De fait ce chef est un ancien copain de classe de Brindavoine. Il utilise son autorité pour régler un compte avec le témoin de son passé, un passé certainement en décalage avec la position qu'il occupe aujourd'hui dans l'armée. Tardi entend dénoncer ici la guerre qui donne des opportunités exercices du pouvoir à certains incompétentes.
====Obéissance page 7====
{{ :pictures:lobeissance-7.jpg?nolink&700 |}}
**"Je n'aime pas ce genre d'hommes, ils cherchent une approbation entière tout en ordonnant ..."**
En 1914 la suprématie du grade ne suffit plus à certains officiers pour imposer leur autorité. Dans leur façon de commander, ils recherchent l'adhésion de leurs subordonnés pour combler un manque d'assurance.
Ici le lieutenant Verbrugge interprète ce comportement comme un défilement de son supérieur par rapport à ses responsabilités. On peut attendre d'un chef des ordres et des consignes précises complètement assumées.
Verbrugge refuse toute implication dans la prise de décision. En tant qu'officier subalterne il se considère comme un maillon intermédiaire dans une chaîne de commandement.
Ici ce n'est donc pas l'abus d'autorité qui est reproché au supérieur, mais son indécision, sa faculté à se défiler de ses responsabilités.
====Obéissance page 12====
{{ :pictures:lobeissance-12.jpg?nolink&800 |}}
**"Il dissimule mal une certaine impatience à se rendre utile"**. (analyse de Verbrugge par son supérieur). L'art de commander c'est de valoriser ses subordonnés dans l'exécution de tâches que l'on leur confie.
Notons que les auteurs prennent ici le contrepied du cliché du vieux baroudeur blasé. Souvent dans les scénarios le héros expérimenté se fait prier, " Il revient aux affaires à son corps défendant, victime de sa bonne conscience..." La qualité première d'un héros est l'humilité, le héros ne se met pas en avant, ne cherche pas la reconnaissance, fort de son vécu il incarne la sagesse et la raison ...
Ici nous apprenons que notre personnage principal demande à reprendre du service actif.
Verbrugge est un engagé volontaire. Il n'avait pas de métier ni d'activité précise avant le début des hostilités. la guerre lui a certainement donné un rôle et un sens à sa vie. Son adhésion à l'accomplissement de sa mission peuvent s'expliquer aussi par son vécu d'ancien combattant qui le rend désormais inadapté à la vie de l'arrière.
L'auteur nous montre que l'obéissance peut répondre à un besoin comme une fuite ou un refuge.
//Dans la description de états de service de Verbrugge , on note que l'armée surveillait de très prés le passé des combattants et particulièrement des officiers. Les hommes engagés sur le plan social ou politique étaient suspects. Fort de l'expérience russe, les militaires avaient peur de tous les activistes qui auraient pu influencer la troupe.//
====Obéissance page 18====
{{ :pictures:lobeissance-18.jpg?nolink&750 |}}
Ici la femme du bourreau décide pour son mari, elle est sensible à la façon dont est présentée la mission qui requiert les services du bourreau de Paris.
Les papiers officiels confèrent un degré d'importance et une reconnaissance pour son mari (et sa famille). La manipulation des égos permet aussi de se faire obéir. les chefs ont su bien entendu jouer ce plan.
====Les godillots page 8====
{{ :pictures:lesgodillots8.jpg?700 |}}
Ici un soldat manifeste sa contrariété d'avoir été désigné pour une corvée dangereuse par son officier. Ce dernier réagit pour la forme mais il a l'intelligence d'esprit de ne pas en faire une histoire personnel. Ce comportement nous rappelle celui d'un éducateur (professeur) ou d'un père de famille. Il correspond plus à la réalité évoquées par les poilus dans leurs témoignages. Les rapports entre les chefs de terrain et les hommes étaient fait de concessions réciproques et de codes tacites pour survivre et cohabiter dans des situations extrêmes.
En ciblant aussi un public jeune, volontairement ou non "Les godillots" évoquent des relations humaines relativement apaisées entre les combattants. C'est un rapport à l'obéissance, à l'autorité beaucoup plus proche de nous qui correspond certainement à une réalité historique.
====Série 1914 volume 1 page 44====
{{ :pictures:1914_1-44.jpg?nolink&900 |}}
Des consignes claires, simples sans équivoque sur l'objectif et qui n'offrent aucune alternative au subordonné. Le sous officier a choisi avec discernement le soldat susceptible d'être le plus sensible à une promotion de caporal et capable de s'imposer à ses camarades. Ce soldat est celui qui a le plus haut rang social dans le civil, l'institution militaire reproduisant souvent les inégalités de la société.
Le choix du sous-officier n'est donc pas anodin, quand on y réfléchit il a choisit celui qui serait le plus sensible à une promotion, établissant de fait un contrat tacite avec son subordonné. Malgré les apparences il s'agit bien d'une contrepartie.
==== La grande guerre de charlie Volume 1====
{{ :pictures:laguerredecharlie1c.jpg?400 |}}
Le sentiment de loyauté des cadres envers ses hommes. Les officiers ne disaient pas à tout à leurs hommes pour épargner leur moral utilisant parfois avec mauvaise conscience leur crédulité. Ces choix pouvaient donc les placer devant des dilemmes. Faut-il obéir aux impératifs de la guerre ou à sa conscience ?
Pat Mills nous montre des combattants avec leurs doutes, leur moralité leur naïveté ou pour certains leur cynisme assumé ou non.
Les cadres ne pouvaient pas partager leur état d'âme avec leurs hommes sans être parjures à leur rang et donc renier leur statut. En effet le règlement considérait comme une faute grave les chefs qui contribuaient à baisser le moral, la combativité ou l'obéissance des troupes.
Un peu comme aujourd'hui quand des cadres s'impliquent dans des mouvements sociaux contre les intérêts de leurs dirigeants.
==== La grande guerre de Charlie Volume 1====
{{ :pictures:laguerredecharlie1h.jpg?500 |}}
Pat Mills mets en scène un officier qui prend le risque de désobéir aux consignes pour moins exposer ses hommes. Si l'officier avait obéit aux ordres en toute conscience, on parlerait certainement aujourd'hui de "crime d'obéissance". Ces crimes ont tendance à être sur représentés dans la BD. Les officiers de terrain partageaient les mêmes risques que leurs hommes, comme les autres combattants ils ont déployé des artifices, des contournements, des inerties pour moins s'exposer avec leur troupes.
Pat Mills reste cependant réservé car il écrit ce scénario dans les années 1980 en Angleterre. Dans cette période il se heurte à de nombreux tabous dans la société britannique concernant l'armée et l'autorité.
==== Un après midi d'été page 30====
{{ :pictures:unapresmididete30.jpg?800 |}}
Ici il s'agit d'humiliation. L'officier déploie une stratégie d'oppression et de terreur pour se faire obéir de ses hommes. C'est une relation hiérarchique établit sur l'oppression.
====Notre mère la guerre page 204====
{{ :pictures:notremerelaguerre204.jpg?nolink&900 |}}
Scène intéressante où un officier missionne un caporal expérimenté pour prendre en charge un groupe de nouvelles recrues. Il le responsabilise en l'impliquant directement dans l'objectif recherché : quelque soit le moyen, faire de ces jeunes gens des combattants. Des jeunes garçons qui vont entièrement dépendre de lui et de sa capacité à les encadrer. L'officier offre ainsi à son caporal une valorisation, un sens et une reconnaissance à la mission qu'il lui assigne en lui accordant aussi une grande autonomie.
====La grippe coloniale volume 1 page 7====
{{ :pictures:lagrippecolonialet1-7.jpg?nolink&300 |image}}
La recherche d'une reconnaissance était effectivement une motivation pour accomplir son devoir. Une médaille, des états de services sont aussi des faire valoir dans la société civile. Certains espéraient utiliser leur état d'ancien combattant comme facteur de promotion sociale ou d'intégration. Ici ce soldat Voltaire fonde de grands espoirs sur la reconnaissance de son sacrifice. La contrepartie espérée pour son obéissance est l'intégration. Beaucoup de fictions ont mis en scène ces espoirs déçus. la bande dessinée ici avec "La grippe coloniale" participe à cette mémoire.
==== La mort blanche page 16====
{{ :pictures:lamortblanche16.jpg?600 |}}
Ici le cas des mobilisés des provinces annexées (Italie du nord) est évoqué. Les Alsaciens mais aussi les combattants d'origine de pays neutres (L'espagnol de Mattéo de Jean-Pierre Gibrat) étaient victimes de suspicions de la part de leurs camarades. Si ce gradé antipathique s'en prend aux origines d'un soldat c'est qu'il sait qu'il va réveiller chez ses hommes de la xénophobie et de l'animosité à l'encontre du soldat. C'est une façon d’asseoir son autorité en semant la division parmi ses hommes.
Peut-être aussi de montrer à cette nouvelle recrue son pouvoir de nuisance qu'il pourra ensuite monnayer comme une contrepartie à son autorité.
Même si l'encadrement de premier niveau était le plus souvent des réservistes proches de leurs hommes pendant la grande guerre, les scénarios de BD comme toutes les bonnes histoires ont leurs méchants qui ont du pouvoir sur le héros.
Citons entre autres la Série 14-18, Le sang des valentines, Mattéo... A l'inverse d'autres prennent le contre pied de ce cliché, nous pensons particulièrement à l'album les Godillots.
Les scénaristes nous renvoient à notre propre vécu. Qui n'a jamais été confronté à un petit chef imbu de ses prérogatives ? Ils savent ainsi que le procédé d'identification au héros fonctionnera mieux ou pour le moins qu'ils attireront notre compassion sur leur personnage.
====Obéissance page 53====
{{ :pictures:lobeissance-53bis.jpg?nolink&350 |}}
En échange de l'implication du commandant Boucharon dans leur mission délicate, le général lui donne un "tuyau" pour obtenir des avantages d'avancement de carrière. Subordonné et Supérieur doivent cohabiter. ils instaurent des règles donnant / donnant qui respectent les intérêts des deux parties. Nous découvrons donc ici l'existence possible de contreparties en échange de l'obéissance.
=====3 On a fusillé à tour de bras=====
Longtemps passées sous silence, les exécutions de mutins sont devenus un sujet à la mode. Popularisées par le cinéma et la BD, le fusillé apparaît comme la victime d’une injustice. Pourtant les cas sont rares. Les études aujourd'hui évoquent 740 soldats fusillés dans l’armée française (sur 1 400 000 tués à la guerre soit 0.05 %). Parmi ces 740 condamnés il y avait des criminels, de vrais espions, des fuyards avérés. Les exécutions arbitraires ne représentent qu’une poignée d’hommes.
Les autres armées ont pratiqué les exécutions. Une spécificité de l'armée allemande qui aurait très peu fusillé. Le magasine Guerre et Histoire numéro 26 explique que pour les allemands le début de la guerre s'est plutôt bien passé (1914-1915). Les français moins bien préparés et en difficulté ont exercé des mesures coercitives pendant cette période. Ensuite Ludendorff a fait en sorte que ses offensives soient comprises de tous (obtenir la paix). Quand l'armée allemande craque en 1918 les généraux allemand choisissent une sortie politique du conflit. On notera certains historiens non convaincus remettent en cause le comptage des fusillés de l'armée allemande.
Les scènes d'exécutions sont largement reprises dans la bande dessinée. la moitié des albums de notre sélection en comportent. Comment l'expliquer alors que les exécutions arbitraires n'ont représenté qu’une poignée d’hommes en France sur toute la guerre ?
les auteurs de BD nous racontent avant tout des histoires. Il faut émouvoir, capter l'attention, créer du suspens et pourquoi pas "faire pleurer dans les chaumières" ...
Certains le déploreront dans la mesure où ces scènes nous transmettent une histoire transformée. La société de 1914 nous apparaissant à tort comme barbare et de fait très éloignée de notre époque contemporaine.
D'autres se réjouissent que ces réalités soient connues de tous aujourd'hui notamment par le travail de Jacques Tardi, de Pat Mills pour l'armée britannique ou de Jean-Yves Le Naour dans son album "la faute au midi"
-----
====Mattéo page 48====
{{ :pictures:matteo-48.jpg?700 |}}
Une scène d'exécution très esthétique. 4 bandes alternant plans rapprochés et vues d'ensemble. Cette scène (comme beaucoup d'autres sur les exécutions) fait chambre d'écho au ressenti et à l'émotion de la population française depuis la guerre sur ce sujet.
==== Putain de guerre page 59====
{{ :pictures:putaindeguerre059a.jpg?nolink&800 |}}
Tardi rend compte ici de la mise en scène de ces exécutions tout comme l’album « Notre mère la guerre » où l’on voit un régiment que l’on oblige à défiler devant la dépouille de l’exécuté. Ces démonstrations de force étaient destinées à marquer les esprits avec succès semble t-il.
Encore ne fallait-il pas en abuser. On se doute que cette politique de la terreur (effrayer les soldats par la punition qui les attendait en cas d'insoumission) aurait pu facilement se retourner contre les autorités.