====62. La solidarité entre les soldats contre l'autorité==== [[lesthemes|{{ :wiki:haut.png?nolink&40|}}]] [[theme71|{{ :wiki:droite.png?nolink&40|}}]] Tout d’abord les formes de désobéissance pendant le premier conflit mondial, étaient en grand majorité de nature individuelle. Si la solidarité était présente entre les mutins poilus, la solidarité a plus souvent servi l’obéissance que la désobéissance. Dans la formation et l’éducation des soldats, la solidarité était systématiquement associée à la discipline. Le citoyen soldat ne s’appartient pas, il doit tout donner aux autres et à la patrie. Le psychisme du soldat est alors inséré dans un système de valeurs qui lui impose une conduite, un comportement auxquels il ne peut déroger sans culpabiliser ou abandonner de son estime de soi. « Désobéir s’est trahir la patrie , sa famille et ses camarades » Le discours militaire a su insérer dans la psychologie du combattant, le jeu complexe des regards des autres. Celui du chef mais aussi ceux des alter ego-soldats et celui que l’on porte sur soi.