====21 L’Armée allemande était plus disciplinée et plus efficace==== [[lesthemes|{{ :wiki:haut.png?nolink&40|}}]] [[themes22|{{ :wiki:droite.png?nolink&40|}}]] Cette affirmation est certainement induite par notre perception du second conflit mondial et de la défaite française en 1940. Pendant la grande guerre, les crises de moral ou d’indiscipline ont bien eu lieu d’un coté comme de l’autre. La désillusion s’installe, par exemple, parmi les unités allemandes après la première semaine d’assauts à Verdun. De même en août 1918 une crise de confiance de grande ampleur brise le moral des soldats allemands. Un des symptômes les plus visibles est l’obsession de la permission et de la relève d’autant plus que les allemands n’ont pas un système de rotation planifié pour la relève des hommes en premières lignes. Sans aller jusqu’à la désobéissance ou l’indiscipline ouverte, le découragement s’exprime fréquemment à travers des critiques à l’égard des hauts commandements. Les officiers des deux armées se livrent à des réflexions amères dans leurs journaux où ils expriment leur manque de confiance. En outre les hommes de part et d’autres rendent sans ambages le commandement lointain responsable des échecs stratégiques et des hécatombes dans leurs rangs. Les passages à l’acte se traduisent par des fraternisations le plus souvent tacites ou les hommes adoptent de part et d’autre l’attentisme. On ne connait pas non plus l’ampleur des redditions. Beaucoup de témoignages parlent de soldats ennemis qui venaient se rendre volontairement. Par exemple l’armée française sera prévenue de l’imminence de l’offensive allemande à Verdun par des déserteurs allemands. De même c’est parmi les allemands que les redditions les plus dramatiques interviennent lors des contre offensives françaises de l’automne 1916 à Verdun. Pour tordre le coup définitivement à ce cliché il suffit d’évoquer les souffrances éprouvées par les soldats français, leurs sacrifices librement ou non consentis.