====22 Toute la société française était prête à se battre dans l'esprit de la revanche. l’union sacrée dans tout le pays. Unité sans faille Politique et sociale derrière la bannière.==== [[lesthemes|{{ :wiki:haut.png?nolink&40|}}]] [[themes31|{{ :wiki:droite.png?nolink&40|}}]] A la veille de la déclaration de guerre, les Français avaient la tête ailleurs. Ils profitaient d'un été qui s'annonçait particulièrement beau et chaud... Un historien analyse le climat d'insouciance qui régnait alors dans notre pays qui sortait de « la belle époque ». « Belle époque » est une expression qui a été inventée après 1918. Dans un pays qui était alors ravagé par l’inflation, écrasé sous le poids des morts, c’était un manière de porter sur le passé un regard nostalgique. Pourtant toute la période qui a précédé 1914, a été marquée par des conflits sociaux très vifs, et par l’angoisse de la guerre. Ca n’avait rien d’une belle époque. Ce qui est étrange, c’est que les contemporains parlaient beaucoup de risques de conflit, ils n’y croyaient pas vraiment parce que cela faisait quarante ans qu’ils étaient en paix, le temps avait passé sur une longue période de paix comparée à celle des générations précédentes. L’esprit de revanche est entretenue pendant les premières années qui suivent la défaite de 1871. A l’école les enfants font des exercices avec des fusils de bois, mais ceux-ci sont rangés au placard dans les années 1890. Vingt ans se sont écoulés et avec la nouvelle génération l’esprit de revanche s’est délité. A cette époque, la France n’a pas la possibilité de défier l’Allemagne qui dispose elle, de la première armée du monde. L’image de l’émotion des premiers jours de la mobilisation est très présente dans les documents de l’époque (et donc largement représentée dans la littérature) . Elle contribue a donné une impression d’union sans faille dans le pays, la propagande a largement exploité ce mythe de l’union de tous les partis pour sauver la patrie. Hélas la vérité est moins enthousiasmante. L’union sacrée politique n’a duré que le temps des roses : un été, celui de 1914. Au palais Bourbons les oppositions partisanes reprennent vite le dessus. Le gouvernement doit se préoccuper de garder une majorité au parlement et use de nombreuses tractations politiciennes. Une crise politique éclate au printemps 1917, elle dure 8 mois et malgré la censure, cette crise transpire dans la presse quotidienne. C’est l’arrivée de Clémenceau à la présidence du conseil qui y met un terme.