Ci-dessous, les différences entre deux révisions de la page.
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synthese10 [2015/11/17 20:53] clemenceau [page 205] |
synthese10 [2015/12/01 00:46] (Version actuelle) thierry |
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| - | ======= Pas d'obéissance sans chef ======= | + | =======9 Pas d'obéissance sans chef ======= |
| - | =====Le poilu était un mouton, sans un chef pour lui montrait l'exemple le soldat était inopérant===== | + | =====Le poilu était un mouton, sans un chef pour lui montrer l'exemple le soldat était inopérant===== |
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| Non seulement ce procédé est toujours utilisé dans toutes les armées du monde, mais il inspire parfois d'autres professions comme certains professeurs ou éducateurs quand ils prennent en main une nouvelle classe d'élèves. | Non seulement ce procédé est toujours utilisé dans toutes les armées du monde, mais il inspire parfois d'autres professions comme certains professeurs ou éducateurs quand ils prennent en main une nouvelle classe d'élèves. | ||
| - | ====page 163==== | ||
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| - | [[theme101|★ Lire Thème 10-1]] | + | ====Notre mère la guerre page 80==== |
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| - | **Jeux complexes de regards croisés sur l’individu** | + | |
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| - | Entre 1870-1914 le discours officiel militaire insère progressivement dans la psychologie du citoyen-soldat le poids du regard des autres. Des alter ego soldats, du chef, du regard sur le chef, sur le groupe, des citoyens civils. Le regard des siens et des concitoyens doit maintenir l’individu soldat sous pression et favoriser la consolidation du sentiment de solidarité et du devoir d’obéissance. | + | |
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| - | Alors que la tension est portée au plus haut point, qu'une insurrection et un carnage peut subvenir à tout instant, ce train de civil vient s'interposer entre les permissionnaires et la police militaire. Là encore, nous voyons que là où la contrainte allait échouer, le regard des civils, de ceux de l'arrière vient interrompre le processus de violence. Les mutins en devenir sont immédiatement assaillis de culpabilité. | + | |
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| - | ====page 80==== | + | |
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| - | [[theme101 |★ Lire Thème 10-1]] | + | Une première lecture nous montre la mansuétude d'un officier qui passe l'éponge sur la défaillance d'un soldat. Scène assez rare dans la bande dessinée, plus prompte à nous montrer des officiers qui motivent leurs hommes sous la contrainte. En deuxième lecture on relève un procédé particulièrement efficace. L'officier délègue le problème à son subalterne. il implique celui ci en mettant en cause ses compétences de chef de groupe et en valorisant l'enjeu, à savoir faire de ce jeune soldat un homme. |
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| - | Une première lecture nous montre la mansuétude d'un officier qui passe l'éponge sur la défaillance d'un soldat. Scène assez rare dans la bande dessinée, plus prompte à nous montrer des officiers qui motivent leurs hommes sous la contrainte d'une arme. En deuxième lecture on relève un procédé particulièrement efficace. L'officier délègue le problème à son subalterne. il implique celui ci en mettant en cause ses compétences de chef de groupe et en valorisant l'enjeu, à savoir faire de ce jeune soldat un homme. | + | |
| On voit ici que l'obéissance ne passe pas par la contrainte mais par le regard du supérieur sur le subordonné. Ce dernier est responsabilisé, il doit prendre en charge complètement ces jeunes gens qui dépendront entièrement de ses compétences et de son expérience. Bien entendu l'officier manipule son caporal en exploitant son amour propre et sa sensibilité pour ses jeunes recrues. | On voit ici que l'obéissance ne passe pas par la contrainte mais par le regard du supérieur sur le subordonné. Ce dernier est responsabilisé, il doit prendre en charge complètement ces jeunes gens qui dépendront entièrement de ses compétences et de son expérience. Bien entendu l'officier manipule son caporal en exploitant son amour propre et sa sensibilité pour ses jeunes recrues. | ||
| - | ====page 42==== | + | ====Mattéo page 42==== |
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| - | [[theme101|★ Lire Thème 10-1]] | + | Après nous avoir montrer un chef autoritaire, obtus, dangereux, le pire salopard que la terre ait porté, voilà que l'énergumène en question se retrouve en mauvaise posture. Notre héros a l’opportunité de lui régler son compte sans aucune conséquence pour lui et avec cerise sur le gâteau l’assentiment et l’approbation des lecteurs. |
| - | + | Et bien non ! Notre héros est vraiment un type bien … Les auteurs (voir cette même scène dans le ‘sang des valentines ‘) ne conçoivent la désobéissance que dans un cadre aseptisé … On rechigne à choquer … Nos auteurs contemporains ne mettent pas en scène de la désobéissance violente. | |
| - | Après nous avoir montrer un chef autoritaire, obtus, dangereux, le pire salopard que la terre ait porté, voilà que cette énergumène est en mauvaise posture. Notre héros a l’opportunité de lui régler son compte sans aucune conséquence pour lui et avec certainement l’assentiment et l’approbation des lecteurs. | + | ====Obéir page 75==== |
| - | Et bien non ! Notre héros est vraiment un type bien … Les auteurs (voir cette même scène dans le ‘sang des valentines ‘) ne conçoivent la désobéissance que dans un cadre aseptisé … Faudrait pas choquer … Désobéir c’était pourtant souvent de la violence, (pillages, meurtres , vols …). Nos auteurs comme beaucoup n'osent pas s'aventurer sur ce terrain pourtant fort intéressant ( la série "Notre mère la guerre" se distingue nettement sur ce plan de la série Mattéo) | + | |
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| - | ====page 75==== | + | |
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| - | [[theme101|★ Lire Thème 10-1]] | + | On retrouve ici un exécutant qui revendique son obéissance. Il se retranche derrière l'ordre reçu pour éviter toute remise en cause ou responsabilité dans l'acte accompli. Il s'empresse même d'en attribuer la responsabilité à son chef. L'auteur nous montre une obéissance qui offre le confort de l'esprit et de la conscience. Sans ordre et sans chef il n'y aurait donc pas de soldat... Peut-être faut-il voir ici un deuxième niveau de lecture chez Franck Bourgeron. Cette histoires est justement là pour nous montrer l'absurdité et la dangerosité de ce point de vue qui attribue tous les pouvoirs dans les mains de quelques uns hauts placés. |
| - | On retrouve ici un exécutant qui revendique son obéissance. Il se retranche derrière l'ordre reçu pour éviter toute remise en cause ou responsabilité dans l'acte accompli. Il s'empresse même d'en attribuer la responsabilité à son chef. L'auteur nous montre une obéissance qui offre le confort de l'esprit et de la conscience. | ||
| - | + | ====Obéir page 28==== | |
| - | ====page 28==== | + | |
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| - | [[theme101|★ Lire Thème 10-1]] | + | Comme on l'a déjà vu dans cet album, l'auteur va à l'encontre du cliché selon lesquels les combattants aguerris ne faisaient pas de zèle, ou pour le moins n'étaient pas volontaires. Paradoxalement c'est l'officier supérieur qui aimerait bien annuler cette mission puisque qu'il a trouver un prétexte .Et ce sont les deux subordonnés qui insistent pour le maintien de la mission en discréditant les arguments qui pourraient l'entraver. |
| - | Comme on l'a déjà vu dans cet album, l'auteur ici déconstruit les clichés selon lesquels les combattants aguerris ne faisaient pas de zèle. Pour les raisons vues précédemment, les deux officiers refusent que leur supérieur remette en cause la mission prétextant une amélioration de la situation sur le front. | ||
| - | ====page 12==== | ||
| - | {{ :pictures:lobeissance-12.jpg?nolink&800 |}} | + | ====Ambulance XIII page 2-10==== |
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| - | [[themes42|★ Lire Thème 42]] ⁄ [[theme91|★ Lire Thème 91]] | + | |
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| - | **"Il dissimule mal une certaine impatience à se rendre utile"**. (analyse de Verbrugge par son supérieur) | + | |
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| - | Ceci est en contradiction complète avec le cliché du vieux baroudeur blessé par la guerre et complètement blasé. Normalement dans les histoires le héros expérimenté se fait prier, " Il revient aux affaires à l'insu de son plein gré ..." La qualité première d'un héros dans une histoire est l'humilité, le héros ne se met pas en avant, ne cherche pas la reconaissance, il incarne la sagesse et la raison ... | + | |
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| - | Ici nous apprenons que notre personnage principal demande à reprendre du service actif. | + | |
| - | Verbrugge est un engagé volontaire. Il n'avait pas de métier et d'activité précise. la guerre lui a certainement donné un rôle et un sens à sa vie. Son obéissance et son adhésion à la guerre peuvent aussi avoir pour origine aujourd'hui le traumatisme vécu dans les tranchés qui le rend inadapté à la vie de l'arrière. | + | |
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| - | L'auteur nous montre qe l'obéissance peut répondre à un besoin comme elle peut aussi représenter pour certains une fuite ou un refuge. | + | |
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| - | Dans la description de états de service de Verbrugge , on note que l'armée surveillait de très prés le passé des combattants et particulièrement des officiers. Les hommes engagés sur le lan social ou politiques étaient perçus comme de réels dangers. Fort de l'expérience russe, les militaires avaient peur de tous les activistes qui auraient pu manipuler ou influencer la troupe. | + | |
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| - | ====page 56==== | + | |
| - | [[theme101|★ Lire Thème 101]] | + | |
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| - | Entre 1870-1914 le discours officiel militaire insère progressivement dans la psychologie du citoyen-soldat le poids du regard des autres. Des alter ego soldats, du chef, du regard sur le chef, sur le groupe, des citoyens civils. Le regard des siens et des concitoyens doit maintenir l’individu soldat sous pression et favoriser la consolidation du sentiment de solidarité et du devoir d’obéissance. | + | |
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| - | {{:pictures:brindavoine56.jpg?nolink&600|}} | + | |
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| - | Peut-être la page la plus remarquable de Jacques Tardy dans cet album Brindavoine. Ici l'auteur évoque le regard de la société sur le soldat. Le soldat Brindavoine délire. Sa culpabilité de ne pas être un soldat à la hauteur, se personnifie dans cette Marianne. Mariane l'invective, lui indique le chemin du sacrifice. Après avoir refusé d'obéir, Brindavoine devra aussi se débarrasser du coq (emblême de la France) qui le poursuivra avec agressivité. | + | |
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| - | Effectivement l'institution militaire et le politique ont largement jouer sur cette corde pour enfermer le combattant dans son devoir. Tous les médias (y compris la BD) par le biais de la propagande ont contribué à cette pression sur le poilu. | + | |
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| - | ==== page 2-10==== | + | |
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| + | Notre héros est jugé par ses responsables pour avoir négocié une trêve de quelques minutes avec les allemands afin de sauver les blessés du champ de bataille. Qui plus est, l'officier dont il a sauvé la vie à cette occasion lui reproche son initiative et le poursuit pour avoir agi dans l'illégalité. On en fait certainement un peu trop au niveau du scénario mais les ci les codes de la romance sont bien déclinés. D'où certainement le succès de cette série où la guerre de 14 est un décor très bien dessiné. Les péripéties que vivent les personnages pourraient se décliner dans d'autres époques et d'autres contextes. | ||
| - | [[themes101|★ Lire Thème 10_1]] | + | Le scénariste utilise un héros victime de sa hiérarchie. Certes c'est dans l'adversité qu'on distingue les braves. Le chef est donc présenté comme un obstacle a éliminer ou pour le moins à contourner. |
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| - | Notre héros est jugé par ses responsables pour avoir négocié une trêve de quelques minutes avec les allemands afin de sauver les blessés du champ de bataille. Qui plus est, l'officier dont il a sauvé la vie à cette occasion lui reproche son initiative et le poursuit pour avoir agi dans l'illégalité. On en fait certainement trop ici sur le thème "Hors du règlement point de salut, aucun compromis possible avec l'Armée" jusqu'au ridicule. | + | |
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| - | Le scénariste utilise un héros victime de sa hiérarchie. Certes c'est dans l'adversité qu'on distingue les braves. | + | |
| - | Ici les codes de la romance sont déclinés avec brio. D'où certainement le succès de cette série où la guerre de 14 est un décor très bien dessiné. Les péripéties que vivent les personnages pourraient se décliner dans d'autres époques et d'autres contextes. | + | |
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