Ci-dessous, les différences entre deux révisions de la page.
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synthese11 [2015/11/23 19:43] clemenceau [Pendant la grande guerre, l'Armée a imposé son autorité par la contrainte sans se soucier de sa légitimité] |
synthese11 [2015/12/01 00:50] (Version actuelle) thierry [Putain de guerre page 57] |
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| - | ======= Pendant la grande guerre, l'Armée a imposé son autorité par la contrainte sans se soucier de sa légitimité ======= | + | =======10 Pendant la grande guerre, l'Armée a imposé son autorité par la contrainte sans se soucier de sa légitimité ======= |
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| - | Clairement la bande dessinée contemporaine nous est apparue traiter à charge cette question de la légitimité de l'autorité militaire. | + | Clairement la bande dessinée contemporaine nous parait traiter à charge cette question de la légitimité de l'autorité militaire. D'abord ce sont les abus d'autorité qui sont largement utilisés pour pigmenter les scénarios. Ensuite il n'est jamais montré l'importance du lien social que joue l'armée dans la république. Le discours de légitimité de l'armée sur les valeurs républicaines reprend celui de l'éducation nationale toute récente. Dans un pays où une majorité de ruraux parlent des langues régionales, la conscription occupe un rôle important dans dans la république. Une mention tout de même aux ouvrages "la faute au midi" et la série 1914-1918. Nous y voyons des soldats évoquer leur citoyenneté et échanger des avis sur le déroulement et la conduite de la guerre. Cette légitimité forgée plus ou moins artificiellement il est vrai par le pouvoir est un des principaux moteurs de l'obéissance pendant la grande guerre. (Voir expérience de Milgram, étude dans les années 60 qui met en évidence l'importance du fait que l'exécution des ordres doit être perçue comme légitime) |
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| - | Scène de conseil de guerre très réaliste à porter entièrement au crédit de l’auteur. Ainsi nous remarquons que Jacques Tardy place la scène dans les locaux d’une école. L’école primaire est dans notre référentiel républicain, le symbole de la république. L’école obligatoire a été instaurée avec l’avènement de la troisième république. | + | Scène de conseil de guerre très réaliste à porter entièrement au crédit de l’auteur. Ainsi nous remarquons que Jacques Tardi place la scène dans les locaux d’une école. L’école primaire est dans notre référentiel républicain, le symbole de la république. L’école obligatoire a été instaurée avec l’avènement de la troisième république. |
| - | Tardy nous montre une situation où les soldats jugés sont infantilisés, ramenés à leur condition d’enfants de la république en situation d’être punis. Ces images font écho à celles que nous avons relevées dans son autre album « Adieu Brindavoine » où le personnage principal rêve d’une république incarnée en statue de Marianne, effigie maternelle qui le poursuit avec agressivité pour lui reprocher son manque de combativité et de patriotisme. | + | Tardi nous montre une situation où les soldats jugés sont infantilisés, ramenés à leur condition d’enfants de la république en situation d’être punis. Ces images font écho à celles que nous avons relevées dans son autre album « Adieu Brindavoine » où le personnage principal rêve d’une république incarnée en statue de Marianne, effigie maternelle qui le poursuit avec agressivité pour lui reprocher son manque de combativité et de patriotisme. |
| Cette association "armée, école" nous apparaît particulièrement pertinente sur un point de vue historique à une période où l'autorité militaire tirait toute sa légitimité dans son enracinement républicain. | Cette association "armée, école" nous apparaît particulièrement pertinente sur un point de vue historique à une période où l'autorité militaire tirait toute sa légitimité dans son enracinement républicain. | ||
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| - | Ici le regard des civils (de la société et de la nation) sur le sacrifice des combattants est exploiter par l'armée. Un cérémonial poignant chargé d'émotion semble en apparence improvisé. il s'agit pour l'armée de rappeler au combattant et à la population la légitimité du combat. L'armée tient son pouvoir de la république, elle s'appuie énormément sur cette légitimité pour imposer des sacrifices et exiger l'obéissance. | + | Ici le regard des civils (de la société et de la nation) sur le sacrifice des combattants est exploiter par l'armée. Un cérémonial poignant chargé d'émotion semble en apparence improvisé. il s'agit pour l'armée de rappeler au combattant et à la population la légitimité du combat. L'armée tient son pouvoir de la république, elle s'appuie entièrement sur cette légitimité pour imposer des sacrifices et exiger l'obéissance. |
| ====La faute au midi page 45==== | ====La faute au midi page 45==== | ||
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| - | Cet officier utilise l'oppression pour diriger ses hommes. Il stigmatise un soldat au yeux de ses camarades,lui faisant endosser la nécessité d'un nouvel assaut. Contrairement à Robbie Morrison dans "La Mort Blanche" , Le Floch ne nous livre pas les motivations et les ressorts de ce personnage. Ce lieutenant ne s'appuie pas sur sa légitimité à commander, celle de son grade. On peut se poser la question si ce genre de récit répété ne contribue pas à donner une image de l'armée en 1914 qui fonctionne principalement en abusant de son autorité. | + | Cet officier utilise l'oppression pour diriger ses hommes. Il stigmatise un soldat au yeux de ses camarades,lui faisant endosser la nécessité d'un nouvel assaut. Contrairement à Robbie Morrison dans "La Mort Blanche" , Le Floch ne nous livre pas les motivations et les ressorts de ce personnage. On peut se poser la question si ce genre d'abus montrés de façons répétitives ne contribue pas à donner une image de l'armée en 1914 qui fonctionne uniquement par la contrainte et l'oppression. |
| - | Voir la série 1914-1918, Ambulance XIII, Le sang des valentines ... | + | |