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14-18 Série

Le Petit Soldat (Août 1914)

Les Chemins de l'Enfer (septembre 1914)

Le Champ d'Honneur (Janvier 1915)

auteurs : CORBEYRAN / ETIENNE LE ROUX / LOI CHEVALLIER
Date de parution : à partir du 13 Mai 2015

1er août 1914. Louis, Jacques, Maurice, Armand, Denis, Arsène, Pierre et Jules sont mobilisés. Huit amis, âgés d'une trentaine d'années, issus de la même petite ville et affectés dans le même régiment d'infanterie. Ensemble, ils découvrent les premiers combats, les premiers doutes et les premiers ordres absurdes, point de départ de quatre longues années dont certains reviendront, d'autres non.

Notre choix :

On voit évoluer cette bande de copains avec des profils et personnalistés différentes. On découvre la France an 1914, bien loin de soupçonner qu'elle va entrer dans une guerre de 4 ans et aussi bien entendu la réalité de cette guerre. L'arrière avec notamment les épouses sont aussi largement évoqués. Cette histoire met en scène des combattants qui sont pères, époux, croyants, politiques, artistes, pauvres ou riches.

En découvrant cette série nous avons pensé au film “Voyage au bout de l'enfer” qui raconte l'amitié de trois ouvriers partis combattre au Viêt Nam qui, pour certains, resteront marqués par des séquelles physiques ou psychologiques. Premier film américain traitant de la guerre du Viêt Nam, du traumatisme et de ses impacts psychologiques.


page 1-9

★ Lire Thème 2-2

On perçoit souvent la société de 1914 comme une société austère, ou la religion et la pudibonderie du XIX siècle règne. Pourtant la littérature avec Zola pour le milieu ouvrier, Marcel Aymé (la jument verte), Gabriel Chevallier (Clochemerle) pour le milieu rural ont déconstruit ce cliché. Dans la bande dessinée notons Servais avec son personnage tendre Violette.

Ici les auteurs nous montrent une société assez moderne, libre, que les contemporains rebaptiseront après la guerre “la belle époque”.


page 1-14

★ Lire Thème 2-2

Scène intemporelle d'échanges entre des jeunes femmes de 1914, qui nous montre que la société française était comme toutes les autres, pas particulièrement préparée à faire la guerre et concevoir d'immenses sacrifices.


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★ Lire Thème 9-1

Une société avec ses contradictions où la religion et la morale tiennent le haut du pavé mais avec lesquels on prend facilement des libertés.


page 1-23

★ Lire Thème 2-2

La sempiternelle scène de l'embarquement dans le train pour partir en guerre. On y échappe difficilement dans la BD contemporaine. Elle a le mérite de montrer l'insouciance et la crédulité des foules face à l'avènement de la guerre. 1871 est loin mais on peut se poser la question de savoir si cette naïveté était générale en France, car le parti des pacifistes qui ont perdu leur leader Jean Jaurès assassiné, était nombreux.


page 1-44

★ Lire Thème 4-2

Des consignes claires, simples sans équivoque sur l'objectif et qui n'offrent aucune alternative au subordonné. Le sous officier a choisi avec discernement le soldat susceptible d'être le plus sensible à une promotion de caporal et capable de s'imposer à ses camarades. Ce soldat est celui qui a le plus haut rang social dans le civil, l'institution militaire reproduisant souvent les inégalités de la société même si dans le discours officiel de l'armée républicaine, seule la vaillance et le mérite servent de distinction entre les citoyens soldats.


page 1-53

★ Lire Thème 6-1

Il est tout à fait logique que des soldats fraîchement incorporés et confrontés aux tourmentes de la guerre, se posent des questions sur leur condition. Ils identifient rapidement leur hiérarchie et l'ordre général comme les premières sources de menace pour leur intégrité physique, peut-être même avant les allemands. On a le début d'une réflexion politique surtout quand le plus gradé, un notable établi dans le civil, essaie de tempérer leur discours. Cependant si la thématique de “la lutte des classes” est proche, elle n'est pas évoquée directement avec toute sa dialectique politique. On retrouve les constats de la thèse de André Loez et Nicolas Mariot de combattants non politisés.


page 2-8

★ Lire Thème 6-1

Deux discours s'opposent parmi les combattants, ceux qui dénoncent la guerre et ceux qui adhèrent aux thèses officielles qui présentent les allemands comme des ennemis dangereux pour les français. Cet album a le mérite de nous montrer cette diversité parmi les combattants, on retrouve les clivages de la société de 1914. un cliché répandu véhiculé même encore par le discours officiel, nous montre les combattants comme un groupe unique regroupé derrière le label “poilus”.


page 2-16

★ Lire Thème 4-1

Une scène souvent reproduite d'un supérieur menaçant un subordonné avec une arme pour le contraindre d'aller au feu. Cette image est surreprésentée dans la bande dessinée et ne correspond à une réalité historique globale. André Loez et Nicolas Mariot relève cependant que dans les premiers temps de la guerre quand l'encadrement de métier était encore majoritaire, ces contraintes par la force ont existé, vite abandonnées par la suite car elle étaient dangereuses aussi pour ceux qui l'appliquaient.


page 2-32

★ Lire Thème 5-2

Comme la Bd récente “Notre mère la guerre”, “1914-1918” a le mérite de pointer aussi les délits effectués par la troupe sur le front. Cependant la référence reste dans le politiquement correcte. Nos héros seraient-ils innocents du vol dont on les accuse ? Pourquoi de braves types qui risquent la mort quotidiennement pour l'intérêt général ne se permettraient-ils pas un petit écart comme chaparder quelques litrons de vin chez un civil. ? Marre un peu de ces personnages lisses et consensuels.


page 2-33

★ Lire Thème 4-1

Dans leur volonté de dénoncer la guerre, les auteurs de BD affichent leur antimilitarisme à travers le cliché simpliste du supérieur salopard, pervers qui pourrie la vie du brave combattant. Outre le fait que les objets de critiques ne manquent pas ailleurs dans l'institution militaire, ce cliché donne une mauvaise idées des rapports entre commandeurs et commandés. D'ailleurs les auteurs nous donnent un aperçu de la situation quand un supérieur abusait de son autorité. Il se retrouvait confronté à une opposition de bloc chez ses soldats, il se discréditait et se retrouvait en danger. Si telle était l'intention des auteurs le procédé est louable.


page 2-35

★ Lire Thème 5-2

On retrouve les tentatives de certains combattants pour éviter l'exposition au danger en se blessant ou se mutilant volontairement sur le compte de blessures de guerre. Dans cette histoire on ne sait pas si notre personnage et un dissimulateur ou non. On peut regretter que les auteurs n'abordent pas ce sujet de front, nous plaçant dans l'intimité et la conscience du combattant. les auteurs nous mettent dans la situation de ses camarades qui devront faire un choix pour faire confiance, croire ou non à la sincérité de leur copain.

Se blesser volontairement c'était de la triche, abandonner ses frères d'armes face au danger et au début de la guerre il ne fallait pas attendre de compassion des autorités et de la part de ses camarades.


page 3-12

★ Lire Thème 8-1

Un cas de conscience se pose à ce caporal, on lui impose de sacrifier ses hommes pour faire une diversion devant l'ennemi. Il va refuser dans un premier temps pour accepter ensuite. Ici la bande dessinée nous montre des sans grade placés devant des choix, obéir ou refuser des ordres ou pour le moins les contourner. Dans les deux écoles d'historiens qui s'opposent, celle du consentement et celle du CRID 14_18, la première défend la thèse des poilus adhérant en toute conscience à l'effort de défense qu'il leur étaient demandé. Leur argumentation s'appuie en effet sur des exemple de cette nature.


page 3-13

★ Lire Thème 9-1

Le supérieur explique à son caporal les contraintes du commandement. Ordonner c'est faire la synthèse de consignes, de sollicitations et de principes très souvent opposés et contradictoires. On peut dire que le commandeur obéit lui même à beaucoup de contraintes. IL situe l'obéissance non pas dans une relation commandeur - commandé mais dans un adhésion ou non de l'individu à sa fonction et les charges qui lui incombent.


page 3-21-1

★ Lire Thème12-1

La religion comme réconfort et support pour affronter la réalité. Beaucoup de combattants étaient croyants et priaient dans les tranchées. Peut-on alors désigner la religion comme un asservissement et une incitation à accepter sa condition et à servir la guerre ? Certainement quand elle est instrumentalisée, mais la spiritualité peut aussi servir de bouée pour beaucoup les aidant à survivre dans les horreurs qu'ils traversent.


page 3-21-2

★ Lire Thème 8-1

La question des crimes d'obéissance est posée. Peut-on s'absoudre des ordres reçus et les exécuter sans en assumer une part de responsabilité. Ici les auteurs débordent la période de 14-18 pour évoquer les problématiques de la Guerre en général. La guerre est intemporelle, celle de 14-18 ne déroge pas à la règle.


quatorzedixhuit.1442254660.txt.gz · Dernière modification: 2015/09/14 20:17 (modification externe)